20 juin 2009
roman

Le cercle littéraire d'amateurs d'épluchures de patates est un joli roman qui raconte comment un cercle littéraire assez insolite s'est formé pendant la deuxième guerre mondiale sur l'île de Guernesey. Quelques habitants se réunisssent un soir pour se partager clandestinement un cochon. Ils oublient le couvre-feu, et quand les allemands les interceptent, ils prétendent qu'ils sortent d'un cercle de lecture. La plupart d'entre eux n'ayant bien-sûr aucun intérêt pour la littérature, les voilà, malgré eux, lancés dans une aventure qui les dépasse...Ce roman épistolaire aura sans doute le succès de l'élégance du hérisson. Je veux dire par là qu'il fait partie de ces romans "intergénérationnels", que l'on transmet facilement. C'est vrai que rien que le titre est accrocheur, la couverture mimi. Le concept de la correspondance entre une écrivaine en quête d'inspiration et les habitants de l'île avait au début pour moi un air de déjà vu. Je pensais notamment au roman 84 Charing Cross Road, correspondance entre une passionnée de lecture new-yorkaise et un libraire londonien...Au début de ma lecture, je me suis dis oui...pas mal.. Et puis, je me suis laissée embarquer par les personnages, par leur relations, par ce récit du quotidien en temps de guerre sur une île, par le destin d'un personnage qui va devenir le pivot du roman, et qui fut l'instigatrice de ce groupe de lecture improvisé. Au final, un chouette roman à conseiller à qui à envie de lire un livre facile et agréable.
03 mars 2009
lectures croisées

Je viens d'achever la lecture de deux romans que j'ai adorés, dans des genres bien différents : Des vents contraires d'Olivier Adam , et le désormais célèbre La route de Cormac Mac Carthy. Deux romans où le père et au centre de l'histoire. La route raconte l'errance d'un père et de son fils après ce que l'on suppose être l'apocalypse. Dans les Vents contraires, un papa se réinvente un quotidien après la disparition troublante de sa femme. Dans les deux histoires, le contexte est tragique, et pourtant ces pères se battent pour garder la flamme dans le coeur de leurs enfants (un peu comme dans le film La vie est belle). Ces deux romans sont noirs penserez-vous, et pourtant je les trouve lumineux et pleins d'espoir (et formidablement bien écrits). Peut-être que j'y aurais été moins sensible si je ne les avais pas lus l'un après l'autre, mais je trouve qu'ils sont, entre autres, un très bel hommage à la paternité.
Dédicace spéciale au héros Number One de ma cigognette.

02 mars 2009
Dévoration
Premiers plaisirs de lire, par une cigognette très appliquée !
c'est l'occasion de signaler la fête des bébés lecteurs de la ville de Nanterre
27 janvier 2009
le charme de l'orient
Laissez-vous envoûter par ce très beau roman qui nous transporte dans l'Iran du XVIIème siècle. Une jeune fille, orpheline de père, se réfugie avec sa mère chez un oncle à Ispahan. Celui-ci est tisserand de son état et réalise de magnifiques tapis pour des familles nobles et fortunées. La jeune fille, vouée avec sa mère à des tâches subalternes au sein de ce nouveau foyer, révèle à son oncle son talent pour la tapisserie. Par le biais de sa passion elle cherche à s'affranchir de sa condition de femme et de servante, mais le parcours est long et semé d'obstacles.
Ponctué de petits contes, ce roman est un ode à l'oralité, à la magie et la sagesse des histoires transmises de génération en génération. Ce livre est un voyage qui nous transporte dans le dédale des souks, la chaleur des hammams, le fourmillement des villes. On visite les ateliers des tisserands et l'on découvre la magnificience de ces tapis réalisés dans des conditions souvent inhumaines d'où ce titre : le sang des fleurs.
17 décembre 2008
Les Années

J'ai aimé traverser Les Années avec Annie Ernaux. L'auteur retrace les évènements qui ont marqué la France et les français des années 50 à nos jours, des petites révolutions domestiques aux évènements les plus marquants de la cinquième république. C'est une autobiographie collective où chacun se retrouve et projette sa propre histoire, un véritable tour de force réalisé en 300 pages à peine. On ressent cette nostalgie à la fois douce et amère qui nous traverse quand on ouvre un album de famille. Et il y a ces quelques photos qui dépassent des pages, celles d'une femme ordinaire à différents moments de sa vie. Sur les clichés on voit le temps passer, les modes changer, les enfants grandir et le compagnon s'éloigner. Cette femme, c'est un peu toutes les femmes... Ce livre m'a beaucoup touchée.























